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Tatouage et santé (Série) LE TATOUAGE S’ENCRE DANS LA SOCIÉTÉ LIBANAISE

Article 2/3 | Le tatouage deviendra-t-il une nécessité pour certains ? Les tatouages traditionnels, peuvent-ils par contre être dangereux pour la santé ? Qu’en disent les tatoueurs et que dit « donner sang compter » sur le mythe qui énonce que « le tatoué ne peut pas donner du sang »  ? Un tatouage deviendrait un indicateur de ta santé ? Et si tu devais faire un tatouage pour ta santé ? belle excuse non? 

En effet, le 20 Août 2019, une équipe de chercheurs à la faculté de médecine de l’université Harvard et des membres du laboratoire Media Lab du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont annoncé être en train de travailler sur un genre d’encre de tatouage, baptisée Dermal Abyss, qui permet d’évaluer l’état de santé d’un patient. Comment ? En observant les changements de couleur du tatouage. C’est un projet innovateur de haute importance du fait que l’encre, composée de biosenseurs ou biocapteurs, peut détecter les taux de sucre, de sel ainsi que le niveau du pH de la peau, et réagira donc en changeant de couleur.

Plus le taux de sucre augmente, plus la couleur bleue initiale du tatouage passera au brun. À l’inverse, si le niveau de sel est trop élevé, elle va passer du vert classique au vert phosphorescent, et le rose passera au violet en cas de hausse importante du pH de la peau. Les chercheurs expliquent que ce concept ne pourra jamais remplacer des analyses médicales classiques et que loin d’être parfaite, ils travaillent toujours sur la possibilité de l’intégrer dans des tatouages invisibles à l’œil nu mais qu’une lumière spéciale pourrait révéler. Cette lumière colorée particulière pourrait être émise par un smartphone, par exemple. Au grand bonheur des diabétiques qui auront un diagnostic immédiat sans passer par les piqûres avant et après chaque repas.

Ok mais pourquoi un tatoué ne peut-il pas faire don de son sang ?

Quelques clarifications de l’Association « donner sang compter » l’association non gouvernementale qui a pour but de sensibiliser la population libanaise au don du sang volontaire, :

 « Tout ce qui perfore la peau peut risquer une contamination du sang… »

Mr Abdo Saad, responsable de communication à DSC, nous explique:

-« Tout ce qui perfore la peau peut risquer une contamination… veut dire qu’une personne tatouée a donc encouru un danger soit à cause de la seringue utilisée ou bien du produit injecté dans sa peau. C’est pour cela que le ministère de la santé exige une période d’un an avant de permettre à une personne tatouée de faire don de son sang, le temps de s’assurer qu’elle n’a pas contracté une maladie, surtout l’hépatite et le sida, d’ailleurs la même démarche est prise auprès d’une personne qui a été récemment chez le dentiste ou qui a été opérée ».

Version tatoueurs

 J., tatoueur renommé à Beyrouth, explique de son point de vue les risques courus:

-« Se faire infecter reste le risque le plus grand, alors que l’allergie à l’encre n’existe presque plus avec les nouvelles encres utilisées qui sont à base d’eau et de pigments naturels, sans produits chimiques, ni métaux ni produits animaliers. Il y a quelques années encore, on ajoutait par exemple du zinc à l’encre pour avoir un beau rouge.  Heureusement ce n’est plus le cas. Mais pour éviter tout risque, une série de démarches doit être faite, comme s’assurer d’ouvrir tout le matériel à utiliser devant le client, de la seringue, au container de l’encre, à la tête de la machine à usage unique. Le port de gants résistants est obligatoire pour la sécurité du tatoué et du tatoueur.

Bien qu’il soit tôt pour que les tatouages médicaux atteignent le Liban, le ferais-tu toi-même ?

Découvre l’opinion des jeunes libanais dans notre article de la semaine prochaine.

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